Avocat - Guadeloupe . info

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mardi 29 avril 2008

Les avocats : pour avancer dans un monde droit ?

En 2004, Le conseil national de barreaux a réalisé une vaste campagne de publicité en faveur du métier d'avocat : les avocats. Pour avancer dans un monde de droit.

En mars 2008, le Conseil National des Barreaux présente l'avocat comme acteur majeur de la justice et du droit en France (métropolitaine ?) et réalise une nouvelle grosse campagne de promotion de la profession d'avocat, publicité sur internet et dans les medias traditionnels ; chez nous, les auditeurs de RCI et RFO n'y ont pas échappés.

Publicité d'avocat : danger ou nécessité ?

La problématique de la publicité de l'avocat est cruciale pour l'avocat et pour son client : l'avocat doit se faire connaître, et les justiciables doivent pouvoir trouver un avocat, sans être victime d'avocat voyou, indélicat ou même simplement léger et désinvolte...

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dimanche 23 mars 2008

Pris sur Internet en très grand excès de vitesse !

Vu sur O1.net : Un excès de vitesse posté sur YouTube n'est pas une preuve pour la justice Le conducteur soupçonné d'avoir roulé à 225 km/h a été relaxé. La vidéo de ses exploits postée sur Internet n'est pas une preuve.

L'histoire

Un conducteur se fait filmer en très grand excès de vitesse : 225 km/h au lieu de 110, c'est plus du double de la vitesse réglementaire. La vidéo est diffusée sur internet et vue par un policier internaute qui reconnaît l'endroit où a été tournée la scène. Il réussi ensuite à remonter jusqu'au chauffard, lequel est donc poursuivi pour mise en danger évidente de la vie d'autrui...


Cette affaire a été jugée le 1er février 2008 au tribunal correctionnel de Nancy

Une vidéo ne peut pas être retenue comme preuve...

Pour le parquet, les différents élements du dossier prouvent la culpabilité du suspect, un jeune homme de 26 ans déjà condamné pour excès de vitesse. La vidéo est intitulée Loïc et sa trotinnette, hors il n'y a dans le département où a été commis le délit qu'un seul véhicule du même modèle dont le propriétaire porte ce prénom. Cette voiture là a eu son pare-brise changé en mai 2005 et la vidéo montrait justement que celui-ci présentait une fêlure. Enfin, la vidéo aurait été mise en ligne par un ami et voisin du prévenu.

L'accusé risquait 3 mois de prison avec sursis et le parquet avait requis l'annulation de son permis de conduite, assorti d'une interdiction de le repasser pendant un an, et une amende de 1 000 euros.

une éventuelle prescription des faits

Le tribunal semble avoir entendu les arguments de l'avocat,  de la défense considérant qu'une vidéo ne pouvait pas être retenue comme preuve puisque il est impossible de dater la réalisation des images et par conséquent l'infraction. L'avocat avait également insisté sur le fait que la vidéo avait été modifié et que dans l'absolu, un photo montage n'est pas si compliqué à faire.

Ouvrir la porte à ce genre de preuve suspecte et bancale est un danger pour la liberté, commente Maître de Caumont. La justice a estimé qu'une vidéo sur internet n'était jamais une preuve. Et c'est heureux.

Je déplore évidemment le fait qu'un chauffard crétin, auteur d'exploit débile, puisse rouler sur les routes de son département -non, ce n'est pas en Guadeloupe. Mais, en ce qui me concerne, je comprends les réticences de la justice à considérer dans ce cas là une vidéo comme une preuve.

De son côté l'hébergeur (YouTube) a supprimmé la vidéo en question.

mercredi 19 mars 2008

Mon (gandi)Blog

Comme beaucoup d'internautes, j'ai assisté à l'emergence du blogging.J'ai souvent pensé créer moi-même un blog, sans franchir le pas jusqu'ici... Certainement par peur de manquer de temps ; surtout je craignais de me retrouver devant mon blog comme mon grand père devant son ordinateur...

Indigné par la mésaventure dramatique survenue à des proches abandonnés et trahis par leur avocate en Guadeloupe, révolté par le manque de réaction du Bâtonnier de l'Ordre des Avocats de la Guadeloupe qui nie par la même la gravité du problème, le blog m'est apparu comme l'un des moyens d'alerter mes concitoyens sur certains aspects de la justice en Guadeloupe et de lancer certains débats : le blog se transformant à terme en forum, agora virtuelle...

On m'a conseillé le gandiblog : j'ai mon nom de domaine, mon adresse email et un blog où je suis chez moi, c'est à dire avec 0 publicité. Aujourd'hui, après un peu plus de 2 semaines d'utilisation, je suis extrèmement satisfait cette formule.

Le Gandiblog

L'écriture et la publication de mes 1ers billets a été relativement intuitive ; néanmoins, j'ai recours à un coach, qui me guide sur les aspects plus techniques. J'ai donc décidé de conserver et publier la synthèse de ses conseils, remarques, solutions, réponses dans une nouvelle catégorie GandiBlog.

dimanche 16 mars 2008

Élections et sondages en Guadeloupe

Je relatais à la veile du 1er tour des municipales, une plainte adressée par le candidat Éric Jalton à la commission nationale des sondages, au sujet d'un sondage douteux sur les intentions de vote aux Abymes en Guadeloupe. Ce sondage donc, fondé sur l'interview de moins de 300 personnes, donnait le candidat éliminé dès le 1er tour. Le candidat Éric Jalton n'avait pas accepté ce sondage et avait donc saisi la commission nationale des sondages.

À l'issue du 1er tour des élections, Éric Jalton s'est retrouvé en ballotage favorable. Au second tour, il a été élu maire de la commune des Abymes haut la main.

La commission nationale des sondages a réagit rapidement et émis de très sérieuses réserves sur le sondage mené par un institut guadeloupéen. La commission nationale des sondages semble donc avoir assuré son rôle d'autorité de régulation : "La commission des sondages est chargée d'assurer le respect de ces règles et de réguler l'activité des instituts de sondage dans le domaine politique"

Je félicite donc M Jalton pour son élection et je suis gré à la commission nationale des sondages pour sa réaction rapide et claire.

En revanche, je déplore toujours l'attitude du Bâtonnier du Barreau de l'Ordre des Avocats de la Guadeloupe, qui a éconduit à chacune de leur tentative des justiciables qui souhaitaient son intervention de garant de l'Ordre contre une avocate déloyale...

dimanche 2 mars 2008

La réponse du Bâtonnier

La lecture de la réponse de maître Derussy à la lettre ouverte qui lui était adressée afin qu'il prenne une sanction disciplinaire à l'encontre d'un(e) avocat(e) auxquels ses clients reprochaient le non respect des règles déontologiques, associée à la relecture de la lettre elle-même, fait apparaître un très large décalage entre la vision, ou la visée, de leurs auteurs. Barreau de la Guadeloupe : le mot du Bâtonnier Maitre Derussy La consultation des échanges précédents présente d'ailleurs les mêmes décalages entre l'objet ou le contenu de la requête et le courrier reçu en retour.

Aussi, je vais tenter par ce modeste billet de réexprimer les faits afin de permettre au Bâtonnier d'en mesurer pleinement la gravité.

OBJET : votre réclamation à l'encontre de Maître L***

Tout d'abord l'objet du courrier. Si l'avocat(e) mentionné(e) est bien Maître L***, il semble bien qu'il ne s'agit pas d'une simple réclamation au sens d'un document pour réclamer, demander ou protester concernant un service non satisfait.

Non, toutes ces demandes sont motivées par les conséquences terribles d'infractions déontologiques graves ; les termes utilisés dans ces différents échanges sont éloquents quant au degré d'attente de leurs auteurs : procédure ordinale, rétrocession des honoraires, sanction disciplinaire...

Madame,

J'accuse réception de votre télécopie du 24 janvier 2008 qui a retenu toute mon attention.

Si des lois, arrêtés et autres textes donnent au Bâtonnier d'un Ordre d'Avocats des pouvoirs, ceux-ci sont règlementés.

La consultation des textes qui régissent la profession d'avocat semble confimer le bien fondé, tant sur le fond que sur la forme, de la démarche d'une plainte auprès du Bâtonnier.

Pour vous permettre de comprendre ma position, je vais répondre à votre lettre dans l'ordre que vous avez observé.

Le fait que des courriers et autres convocations soient adressés à une adresse erronnée relève de la partie adverse, en l'espèce, Monsieur A***, qui seul connaît votre adresse.

L'avocat n'est pas un simple exécutant mais a en plus un rôle de conseil ; à ce titre il porte une certaine part de responsabilité sur l'art et la manière des procédés mis en oeuvre.

Ensuite, s'agissant des assignations et des autres convocations en justice, c'est l'Huissier de Justice qui les délivre et à qui incombe la tache de vérifier les adresses des destinataires : il appartient ensuite au juge de vérifier que le destinataire a été touché.

L'Avocat de l'adversaire n'a aucune responsabilité dans les éventuelles erreurs.

L'avocat s'assure au préalable de la licéité de l'opération pour laquelle il lui est donné mandat.(art.8)

L'avocat se conforme aux exigences du procès équitable. Il se comporte loyalement à l'égard de la partie adverse. Il respecte les droits de la défense et le principe du contradictoire.(art.16)

Ensuite, le problème que vous semblez avoir rencontré avec votre Conseil est une difficulté de communication simplement parce que vous n'étiez pas d'accord avec lui sur la stratégie de défense.

En l'occurence il semble s'agir de bien plus qu'une difficulté de communication ! Des justiciables alertent leur Bâtonnier sur l'absence de loyauté dans des débats, absence qui serait permise par les agissements d'avocats édifiant un véritable rempart entre des citoyens, la justice et le droit !

Dans ce cas précis, les plaignants reprochent à leur avocate de les avoir purement et simplement trahis et abandonnés ! Ils se plaignent de manière détaillée de cette avocate du Barreau de la Guadeloupe qui :

  1. a accepté une affaire
  2. a empoché une avance sur honoraires ;
  3. a écarté ses clients de la préparation de leur affaire ;
  4. a remis à ses clients, comme seul document péraparatoire à l'audience, une note ou elle les avertis avoir fourni à l'avocat de la partie adverse une copie des documents que ses clients lui avaients confiés : documents communiqués sans consulter préalablement ses clients et documents absolument pas utilisés pour construire ni étayer ses propres conclusions...
  5. est arrivée en retard à la 1ère audience (et n'est pas venue aux autres)
  6. a produit des conclusions datées du jour même et sans les avoir soumises auparavant à ses clients ; des conclusions qui se sont d'emblée avérées totalement erronnées, avec des erreurs sur le nom du gérant ainsi que sur l'adresse du siège social de l'entreprise, mais surtout ne contestant pas les conclusions adverses et n'utilisant absolument aucune des pièces, justificatifs ou documents fournis par ses clients (et communiqués par elle à la partie adverse)...
  7. a disparu, dès après la première audience ;
  8. a refusé de recevoir ses clients pour préparer l'audience suivante (et des nouvelles conclusions) ;
  9. ne s'est d'ailleurs pas présentée à l'audience suivante ;
  10. a envoyé un fax d'insultes à ses clients, leur signifiant juste qu'elle n'avait pas convenance à s'occuper de clients tels que eux ;
  11. a néanmoins accepté (toujours sans consulter ses clients ni produire de nouvelles conclusions), que l'affaire soit mise en délibérée ;
  12. a refusé de recevoir ses clients ou même de leur parler au téléphone pour leur fournir une explication sur les causes de ces événements.

L'avocat exerce ses fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité, dans le respect des termes de son serment. Il respecte en outre, dans cet exercice, les principes d'honneur, de loyauté, de désintéressement, de confraternité, de délicatesse, de modération et de courtoisie.Il fait preuve, à l'égard de ses clients, de compétence, de dévouement, de diligence et de prudence.(art.3)

L'avocat rédacteur d'un acte juridique assure la validité et la pleine efficacité de l'acte selon les prévisions des parties.(art.9)

L'avocat conduit jusqu'à son terme l'affaire dont il est chargé, sauf si son client l'en décharge ou s'il décide de ne pas poursuivre sa mission. Dans ce dernier cas, il en informe son client en temps utile pour que les intérêts de celui-ci soient sauvegardés. (art.13)

Il fallait à cet instant mettre un terme immédiat à son mandat

Maître L*** refusait de recevoir ses clients, tout en continuant aparemment à s'exprimer en leur nom au Tribunal. C'est donc pour sortir de cette impasse malheureuse, qu'une demande d'audience a été adressée le 2 octobre 2007 au chef et représentant de l’Ordre des Avocats de la Guadeloupe : Maître Gérard Derussy, Bâtonnier de l'Ordre.

Par la présente, je vous demande donc une audience afin d'arbitrer le litige qui m'oppose à maître L*** et qui pénalise mes démarches pour obtenir justice dans l'affaire qui nous a liée au préalable.

Ce que vous reprochez à Maître L*** ne constitue pas un manquement au sens déontologique du terme, savoir le non respect des règles déontologiques qui sont seules susceptibles d'être sanctionnées.

Pourtant, il lui est clairement reproché de ne pas respecter les principes essentiels de la profession d'avocat et d'avoir par là même favorisé une situation allant à l'encontre même des devoirs qui incombent à l'avocat envers les clients : La profession d'avocat concourt à l'accès à la justice et au droit.

Au mieux ce que vous qualifiez de manquement s'analyse en une omission.

Omission, de l'action d'omettre : Manquer,volontairement,à faire ou à dire ce qu’on pouvait, ce qu’on devait faire ou dire.

Le terme d'omission semble s'imposer d'emblée pour l'avocate qui ne vérifie pas l'adresse de destination à laquelle elle fait expédier l'ensemble des courriers et autres convocations, plaçant ainsi son adversaire dans l'ignorance que des faits lui sont reprochés,

Par contre, résumer comme une omission, l'attitude globale de maître L*** est l'euphémismes le plus fort qu'il m'ait été donné de lire ou d'entendre ! À moins qu'il ne s'agisse de l'omission (remarquez l'emploi du singulier) de respecter les termes du serment de l'avocat ?

Dans l'article que vous évoquez, je répondais à l'Avocat Maître MUGERIN dont les propos signifiaient qu'en Guadeloupe, un Avocat peut commettre impunément n'importe quelle infraction de nature déontologique.

Oui, c'est ce que comprends aussi.

Vous comprenez maintenant qu'il en va différemennt dans le domaine de la stratégie de défense et de la communication avec son client

J'espère vous avoir éclairé.

En ce qui me concerne, la connaissance de cette affaire, l'attitude globale et les propos infâmants tenus par un(e) avocat(e), associés au discours de circonstances, on ne peut plus politiquement correct, du Bâtonnier de l'Ordre des Avocats de la Guadeloupe m'éclairent sur la façon dont certains avocats traitent et considèrent leur client,

Je constate que si le droit français reprend l'un des principes fondamentaux de la déclaration universelle des droits de l'homme, à savoir les droits à la défense, il existe encore au moins un cas en France, plus précisément en Guadeloupe, où ce droit fondamental est bafoué.

Je déplore la non prise en compte de cette plainte par les instances ordinales du barreau de Guadeloupe;

Enfin, j'espère que ce triste tableau ne va pas encore dégrader davantage l'image de la justice, ni celle des avocats en général ou du barreau de la Guadeloupe en particulier.

Je vous prie d'agréer, Madame, l'expression de ma considération distinguée.

LE BATONNIER DE L'ORDRE Gérard DERUSSY

Numériquement votre,

Bobby Laplainte

samedi 1 mars 2008

Barreau : le rôle du Bâtonnier et du Conseil de l'Ordre

Le site du Conseil National des Barreaux est très clair sur le rôle du Bâtonnier au sein de son Barreau. On y apprend que le Bâtonnier a un double rôle:

A la tête du barreau, le Bâtonnier élu par ses pairs est à la fois un représentant statutaire de la profession et un chef d'entreprise..

CNB Conseil National des Barreaux: le role du Bâtonnier

Les passages qui ont retenu mon attention sont les suivants:

Le Bâtonnier: un représentant statutaire de la profession

Il a pour fonction de prévenir et de trancher les conflits :entre avocats, entre avocats et magistrats, entre avocats et clients.

Il est le garant de la déontologie professionnelle et de la discipline de ses pairs. Il a une fonction de conseil et d'arbitrage essentielle qui fait de lui un véritable tuteur pour ses pairs.

Le Bâtonnier: un chef d'entreprise

Le bâtonnier doit administrer les services fonctionels de l'ordre, assurer un service permanent : auprès des avocats en organisant la communication entre les avocats et le Ministère de la Justice, et entre avocats pour lesquels le Barreau est avant tout un lieu d'échanges ; auprès des justiciables.