Lettre ouverte à Maître Gérard Derussy, Bâtonnier de l'Ordre des Avocats de la Guadeloupe
Par Bobby Laplainte le jeudi 24 janvier 2008, 15:14 - Mon (ex)avocat(e) et moi - Lien permanent
Maître,
je me réjouis de votre prise de position forte dans le France Antilles du 18 janvier insistant sur le fait que
Les avocats guadeloupéens sont soumis à la même déontologie que leurs confrères métropolitains. S'il y a infraction, l'avocat sera poursuivi, sanctionné et devra rendre des comptes
Ainsi, je prends au mot votre déclaration pour réclamer une fois encore votre attention dans une affaire où pendant 3 procès consécutifs il m'a été totalement impossible, j'ose à peine écrire interdit, d'exprimer la moindre contradiction. Il est vrai que dans cette affaire encore, l'avocat de la partie adverse est un praticien aguerri, rompu à tous les stratagèmes : Maître Ricou. Pour rappel, monsieur le bâtonnier du barreau de la Guadeloupe, deux procès se sont d'abord déroulés totalement à notre insu ; la partie adverse adressant systématiquement les courriers ou les convocations à une adresse que nous n'occupions plus et qui n'avait jamais été le siège social de mon entreprise. Ensuite, nous avons contacté Maître Caroll Laug pour qu'elle nous assiste et nous défende dans ce procès. Hélas ce choix fut malheureux car l'avocat censé nous défendre, n'a respecté aucun des termes de sa publicité dans les pages jaunes :
Assiste - Conseille - Défend - Représente les particuliers et les entreprises
En effet, après avoir accepté mon affaire et une avance sur honoraires, elle m'a littéralement abandonné dès la 1ère audience du procès, laissant le champs libre à la partie adverse. Ainsi, arrivée en retard à cette première audience, elle a produit des conclusions bourrées d'erreurs, n'utilisant aucun des justificatifs que je lui avais préalablement fournis, ne faisant pas même mention du fait que l'ensemble des courriers et significations n'ont jamais été envoyés au siège social de l'entreprise. Pire, ces conclusions, datées du jour même comportaient également des confusions sur le nom du gérant de l'entreprise ainsi que sur son adresse, et surtout ne réfutait aucunement la partie adverse.
Après cette 1ère audience, je n'ai jamais revu cette avocate censée me représenter et donc je n'ai pas eu la moindre occasion d'entendre ses explications quant à son désistement au moment le plus crucial du procès. Elle a refusé de modifier des conclusions que je contestais moi-même, tout en donnant son accord, sans me consulter cette fois encore, pour que l'affaire passe en délibéré.
Je vous ai dès cet instant alerté sur les manquements manifestes de l'avocate censé me défendre ; ce à quoi vous nous avez conseillés d'attendre l'issue du procés, lequel évidemment nous fut défavorable. J'ai donc renouvelé à ce moment ma demande pour que vous entamiez une procédure ordinale à l'encontre de l'avocate censée me défendre ; j'ai encore répété cette demande de procédure ordinale une 3ème fois.
Aujourd'hui, à l'instar de maître Mugerin dans l'affaire Sotier-Bade, je ne peux donc que déplorer certaines pratiques auxquelles semblent se prêter certains avocats, ici en Guadeloupe. Ainsi dans notre cas, ces manquements nuisent gravement à l'entreprise guadeloupéenne que je dirige. Je suis rassurée de voir que vous avez décidé de vous poser enfin en garant de la déontologie au sein du barreau de la Guadeloupe.
La relecture du Décret n° 2005-790 du 12 juillet 2005 relatif aux règles de déontologie de la profession d'avocat, notamment les articles 3 et 8, me confortent, dans ma démarche.
En conclusion, je réitère par cette lettre ouverte ma demande de poursuite disciplinaire à l'encontre de l'avocate, qui, me semble t'il a gravement manqué aux obligations et aux devoirs de son serment. Dans l'attente de vous rencontrer, je vous prie d'agréer, monsieur le bâtonnier du barreau de la Guadeloupe, l'expression de mes salutations distinguées.
B. Fausta
Commentaires
Un avocat doit défendre son client.Vous ne devez pas vous décourager et continuer à ecrire.Vous pouvez vous rapprocher du collectif.