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  <title>Avocat - Guadeloupe . info - Droit civil</title>
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  <description>Le Bâtonnier, l'avocate et les justiciables : chroniques d'une aventure avec l'Ordre des Avocats du Barreau de la Guadeloupe. (par Bobby Laplainte)</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Thu, 24 Jul 2008 12:55:48 -0400</pubDate>
  <copyright>Bobby Laplainte</copyright>
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  <item>
    <title>Du Code noir au Code civil</title>
    <link>http://www.avocat-guadeloupe.info/post/2008/03/27/Du-Code-noir-au-Code-civil</link>
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    <pubDate>Thu, 27 Mar 2008 21:52:00 -0400</pubDate>
    <dc:creator>Bobby Laplainte</dc:creator>
        <category>Droit civil</category>
        <category>Guadeloupe</category><category>Histoire</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.avocat-guadeloupe.info/public/images/du-code-noir-au-code-civil.jpg&quot; alt=&quot;du code noir au code civil&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Vu sur
&lt;a href=&quot;http://l-actualitedel-histoiredudroit.hautetfort.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;le blog de l'actualité du droit&lt;/a&gt;, l'annonce de la parution d'un ouvrage
de Jean François Niort : &lt;q&gt;DU CODE NOIR AU CODE CIVIL, Jalons pour
l'histoire du Droit en Guadeloupe&lt;/q&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je n'ai pas (encore) lu cet ouvrage (que je viens de découvrir), mais le
thème abordé me rappelle un évènement marquant dans la vie de &lt;a href=&quot;http://www.avocat-guadeloupe.info/post/2008/03/27/post/2008/03/08/Hommage-a-Gerty-Archimede&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Gerty
Archimède&lt;/a&gt; : lorsque celle-ci découvre dans le &lt;em&gt;Code Napoléon&lt;/em&gt;
que la femme est la propriété de l’homme et qu’elle est incapable incapable
juridiquement...&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Le Code noir&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Signé par Louis XIV en &lt;strong&gt;1685&lt;/strong&gt;, le code noir est le recueil
des dispositions concernant les &lt;q&gt;Esclaves Nègres de l'Amérique&lt;/q&gt;, dans les
colonies françaises des Antilles.Globalement, &lt;strong&gt;le Code noir entérine
l'esclave noir comme une personne dépourvue de toute capacité
juridique&lt;/strong&gt;. et liste les devoirs des esclaves ainsi que les différentes
peines qu'ils encourent en cas d'infraction.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Article 2&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les esclaves qui seront dans nos îles seront baptisés et instruits dans
la religion catholique, apostolique et romaine.&lt;a href=&quot;http://www.avocat-guadeloupe.info/post/2008/03/27/...&quot; title=&quot;...&quot;&gt;...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Article 9&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les hommes libres qui auront eu un ou plusieurs enfants de leur concubinage
avec des esclaves, ensemble les maîtres qui les auront soufferts, seront chacun
condamnés en une amende de 2000 livres de sucre, et, s'ils sont les maîtres de
l'esclave de laquelle ils auront eu lesdits enfants, voulons, outre l'amende,
qu'ils soient privés de l'esclave et des enfants et qu'elle et eux soient
adjugés à l'hôpital, sans jamais pouvoir être affranchis. N'entendons toutefois
le présent article avoir lieu lorsque l'homme libre qui n'était point marié à
une autre personne durant son concubinage avec son esclave, épousera dans les
formes observées par l'Église ladite esclave, qui sera affranchie par ce moyen
et les enfants rendus libres et légitimes.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;À partir de 1724, les mariages entre blancs et noirs ont été interdits&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Article 12&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les enfants qui naîtront des mariages entre esclaves seront esclaves et
appartiendront aux maîtres des femmes esclaves et non à ceux de leurs maris, si
le mari et la femme ont des maîtres différents.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Article 13&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voulons que, si le mari esclave a épousé une femme libre, les enfants, tant
mâles que filles, suivent la condition de leur mère et soient libres comme
elle, nonobstant la servitude de leur père, et que, si le père est libre et la
mère esclave, les enfants soient esclaves pareillement.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.avocat-guadeloupe.info/public/images/Code_noir.jpg&quot; alt=&quot;Code noir 1685&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Article 31&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ne pourront aussi les esclaves être parties ni être (sic) en jugement en
matière civile, tant en demandant qu'en défendant, ni être parties civiles en
matière criminelle, sauf à leurs maîtres d'agir et défendre en matière civile
et de poursuivre en matière criminelle la réparation des outrages et excès qui
auront été contre leurs esclaves.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Article 38&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois, à compter du jour
que son maître l'aura dénoncé en justice, aura les oreilles coupées et sera
marqué d'une fleur de lis une épaule; s'il récidive un autre mois pareillement
du jour de la dénonciation, il aura le jarret coupé, et il sera marqué d'une
fleur de lys sur l'autre épaule; et, la troisième fois, il sera puni de
mort.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Article 44&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Déclarons les esclaves être meubles et comme tels entrer dans la communauté,
n'avoir point de suite par hypothèque, se partager également entre les
cohéritiers, sans préciput et droit d'aînesse, n'être sujets au douaire
coutumier, au retrait féodal et lignager, aux droits féodaux et seigneuriaux,
aux formalités des décrets, ni au retranchement des quatre quints, en cas de
disposition à cause de mort et testamentaire.&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Code Noir est resté en vigueur dans les colonies jusqu'en
1848&lt;/strong&gt;, date d'abolition de l'esclavage (avec une interruption relative
selon les territoires entre 1794 et 1802).&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Le Code civil (ou Code Napoléon)&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.avocat-guadeloupe.info/public/images/Code_Civil_1804.png&quot; alt=&quot;Code civil 1804&quot; style=&quot;float:right; margin: 0 0 1em 1em;&quot; /&gt;Promulgué en &lt;strong&gt;1804&lt;/strong&gt; par
Napoléon Bonaparte, le Code civil regroupe l'ensemble des lois concernant le
statut personnel des citoyens français, de la famille, de la propriété et des
relations entre personnes privées. &lt;strong&gt;Le Code Napoléon constitue le
fondement du droit français moderne :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Article 2&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La loi ne dispose que pour l'avenir ; elle n'a point d'effet
rétroactif .&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Réconciliant des pratiques issues de l'Ancien Régime et des principes
nouveaux venant de la Révolution, influencé par les &lt;em&gt;Lumières&lt;/em&gt;, le
&lt;em&gt;Code Civil&lt;/em&gt; visait à instaurer un droit unique et laïque dans toute la
France.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Un régime jurique colonial spécifique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fin 1805, le Code Civil entre en application en Guadeloupe,
Martinique et Guyane où il cohabite avec le Code noir &lt;em&gt;ipso facto&lt;/em&gt; caduc
après l'abolition de l'esclavage.,&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;DU CODE NOIR AU CODE CIVIL, Jalons pour l'histoire du Droit en
Guadeloupe&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;l'auteur, Jean-François Niort, politologue, enseigne le droit et la
philosophie politique à l'Université Antilles Guyane,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://l-actualitedel-histoiredudroit.hautetfort.com/archive/2008/02/17/du-code-noir-au-code-civil-jalons-pour-l-histoire-du-droit.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;L'article&lt;/a&gt; annonce donc que l'ouvrage tente de répondre à des
questions comme :&lt;/p&gt;
&lt;blockquote&gt;
&lt;p&gt;Après l'abolition de 1848, comment les populations affranchies ont-elles été
intégrées à l'ordre civil ? Comment ont-elles acquis un état civil,
notamment un patronyme ? Plus largement, comment les modèles juridiques
français véhiculés par le Code civil, spécialement celui de la famille, se
sont-ils imposés à la réalité sociologique des populations sorties de la
servitude ? Enfin, quelles pistes comparatives peut-on tracer avec les
autres D.O.M. (Martinique, Guyane) et la République d'Haïti ?&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;@&lt;del&gt;suivre&lt;/del&gt; lire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;DU CODE NOIR AU CODE CIVIL, Jalons pour l'histoire du Droit en
Guadeloupe&lt;br /&gt;
sous la direction de Jean-François Niort, Paris, L'Harmattan, 2007, 318
p.&lt;br /&gt;
(ISBN : 978-2-296-04153-0).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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